A+= J= Sehr gut= 90%= 18/20

Selon une récente étude du syndicat enseignant SE-Unsa, 39% des professeurs estiment qu’il faut « abandonner les notes chiffrées et les moyennes à l’école primaire et au collège ».

La France fait encore majoritairement usage de l’évaluation sommative qui permet de vérifier régulièrement l’état des savoirs acquis en situant les performances de l’élève par rapport à une norme (10/20) et en le mettant dans une position de comparaison par rapport aux autres (moyennes de classe).

Ce mode d’évaluation gangrènerait tout le système en accordant une place trop importante à la performance, à la hiérarchisation des processus d’orientation.  Il agirait négativement sur le moral des élèves (CF PISA) et freinerait les chances de progrès des moyens et des plus faibles. Mais, en matière d’éducation, les vieilles habitudes ont la peau dure, même quand elles sont dépassées.

Par delà les frontières hexagonales, des pays ont mis en place des systèmes d’évaluation tenant compte des qualités extrascolaires des élèves et mettent en avant leur marge de progression, permettant d’utiliser l’erreur comme un outil pédagogique et non comme une sanction.

En Suisse, l’évaluation a une  dimension formative : elle tient compte des progrès et des points forts de l’élève et signale ses points faibles et les moyens de les corriger. Une note globale d’appréciation est donnée, tenant compte de l’attitude de l’élève face au travail et de son comportement social.

En Allemagne, 6 degrés de notation évaluent la participation et le travail oral, écrit et pratique des élèves, sous forme d'appréciation (très bien, bien, satisfaisant, adéquat, mauvais et très mauvais).

Dans les pays Scandinaves, les élèves ne sont pas notés à l’école jusqu’à l’âge de 14 ans. Leur niveau est mesuré à partir d’un cahier de bord – suivant l’enfant toute sa scolarité - où les élèves s’auto-évaluent et où les enseignants fixent des objectifs de progression et une appréciation sous forme de lettres ou de smileys. Ce modèle d’évaluation tient également compte des compétences et des aptitudes personnelles des élèves.

Au Canada, chaque note obtenue en cours est exprimée en pourcentage (60% = 12/20). Et à chaque fourchette de pourcentage est liée une lettre (A+, A, A-, B+…) Le pourcentage permet de visualiser de façon très claire les savoirs acquis et la marge de progression.

Autant de manières d’évaluer l’élève, dans une logique d’accompagnement personnalisé et de progrès, fondamentalement opposée à la logique de performance intrinsèque au système de notation français.  

Le 10 oct. 2013
 
 
 
 
Acadomia

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dernier message le 18 févr. 2015, par sysdream:

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