Punitions : 4 élèves sur 5 concernés sont des garçons

Au collège, sur cinq élèves punis, on compte quatre garçons, révèle une chercheuse. Ce qui signifie que 80% des sanctions sont décernées à des garçons. Un constat qui ne les met pas plus à l’honneur que leurs résultats scolaires, moins bons que ceux des filles.

Sylvie Ayral, auteur de La Fabrique des garçons, explique que les punitions provoquent des souffrances mais agissent sur l’enfant ou l’adolescent comme des trophées. On entend souvent dire : les garçons sont turbulents, c’est la nature, c’est les hormones… Pourtant, certains sont aussi calmes que les filles. Sylvie Ayral explique que les garçons qui se font sanctionner, recherchent la punition. C’est un moyen pour eux d’affirmer leur virilité au travers de transgressions très sexuées : dégradations, insultes… Et les sanctionner ne leur donnera pas plus envie de travailler, bien au contraire. Punir ces élèves ne fait que renforcer les stéréotypes de virilité.

Ainsi, afin d’empêcher chez ces garçons, un comportement qu’ils risquent de reproduire toute leur vie, il serait plus sage d’éviter de donner des heures de colle à la pelle. Pas de recette miracle ; les enseignants doivent rester attentifs et tenter de nouvelles méthodes.

Le 16 mars 2011
 
 
 
 
Acadomia

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dernier message le 18 févr. 2015, par sysdream:

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