Quand jeunesse rime avec ivresse

En France, si la consommation d’alcool chez les jeunes est globalement en baisse, les « ivresses occasionnelles » augmentent. Certes, les « ivresses répétées » (au moins trois fois dans l’année) se sont stabilisées et les ivresses régulières diminuent. Mais en ce qui concerne l’expérimentation et l’ivresse occasionnelle, elles sont en hausse depuis 2003.

Ainsi à 16 ans, selon les dires de l’Injep, près de la moitié des jeunes affirment avoir déjà été dans un état d’ivresse au cours de leur vie. L’Injep constate que cette surconsommation de l’alcool touche davantage la gente masculine, une tendance qui s’explique principalement pour des raisons sociales : en France, l’état d’ébriété chez les femmes est très mal perçu socialement.

En outre, selon les régions, la consommation d’alcool chez les jeunes est plus ou moins précoce. C’est en Bretagne que les jeunes sont le plus alcoolisés avec 69% des moins de 17 ans qui déclarent avoir été saouls au cours de l’année précédente. En Île de France, ils sont presque moitié moins : 36% des jeunes sont concernés.

En fin de compte, l’alcool est devenu, chez les jeunes, l’élément clé pour que la fête soit réussie. Parce qu’il se consomme d’abord en groupe, à la différence de la cigarette, l’alcool favorise un aspect compétitif, notamment chez les garçons. Dans sa synthèse, l’Injep précise qu’imposer un « bien boire » pourrait compenser le « mal boire » des jeunes, lié à l’ivresse et au débordement.

Le 16 févr. 2011
 
 
 
 
Acadomia

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dernier message le 18 févr. 2015, par sysdream:

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