Elève / Le désir d'apprendre au coeur de la réussite scolaire

« Quand on commence à parler de l’échec scolaire, c’est tout de suite comme une étiquette qui colle et qui stigmatise de manière indélébile. Cette notion, en France, vise toujours l’élève. Comme si lui seul était responsable. S’il arrive que ce soit de sa faute, car il n’est pas motivé, il y a beaucoup d’autres facteurs qui peuvent entrer en compte. ça peut être la faute de l’enseignant, qui a mal expliqué, qui aurait pu expliquer autrement. ça peut être la faute de la famille qui vit une crise à la maison et qui n’a pas le temps d’aider l’enfant dans ses devoirs. Mais parler de l’échec scolaire en visant uniquement l’élève. C’est ahurissant », s’indigne Peter Gumbel, journaliste américain et auteur de On achève bien les écoliers.

 « L’origine la plus courante de l’échec d’un enfant est liée à son histoire personnelle. Et cela vient de très loin, se construit quand il est très jeune. J’ai souvent été frappé, en me rendant dans des classes d’école maternelle, d’entrevoir déjà ceux qui réussiront… et les autres (si on ne s’en préoccupe pas sérieusement !). Une situation sociale difficile, des causes psychologiques, un entourage affectif défavorable, cela engendre, chez l’élève, un recul face à ce qui l’entoure… et un manque de désir d’apprendre», explique Gérard de Vecchi dans un dossier sur l’échec scolaire du site le Café Pédagogique (http://www.cafepedagogique.net/communautes/RefusEchec2009/Lists/Billets/Post.aspx?ID=6 )

 
Le 29 déc. 2010
 
 
 
 
 
Acadomia