La réussite scolaire des enfants de divorcés

56 % des enfants de divorcés déclarent que la séparation de leurs parents a eu une incidence sur leurs études.

63 % des personnes interrogées y ont déclaré avoir souffert de la séparation de leurs parents et 56 %, que celle-ci a eu une incidence sur leurs études, révèle une enquête de février 2011 de l'Union des Familles en Europe (UFE), réalisée sur plus de mille adultes, enfants de divorcés.

Même son de cloche dans l’enquête de 2002 de Paul Archambault pour l'Institut National d'Etudes Démographiques (INED). Elle démontre que la rupture du couple parental rime avec un taux de réussite scolaire plus faible chez l'enfant. La séparation des parents, avant la majorité de l'enfant, réduirait ainsi la durée de ses études de six mois à plus d'un an en moyenne. Et le « bonus » scolaire lié à une enfance passée dans une famille favorisée au niveau culturel et social s’effriterait en cas de désunion familiale. Dans ces milieux, si la mère est diplômée du supérieur, les enfants ont très peu de chances d'échouer au bac, mais le taux d'échec double en cas de séparation : 15% au lieu de 7%. Pour l'obtention d'un diplôme du second cycle universitaire, les chances plongent de 45% à 25% si les parents sont séparés. Pour les enfants d'ouvriers et d'employés divorcés, les chances de réussite sont encore plus faibles.

A contrario, en 2001, Claude Martin, sociologue et chercheur au CNRS, s’est basé sur des études de psychologues et de sociologues pour affirmer, dans son livre « L’après- divorce », qu’on ne pouvait faire de lien de causalité entre divorce et résultats scolaire. Selon ses sources, huit enfants de divorcés sur dix n'avaient aucun retard scolaire, un chiffre comparable à celui des enfants de couples non divorcés.

Le 4 juil. 2011
 
 
 
 
 
Acadomia

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dernier message le 18 févr. 2015, par sysdream:

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