Orientation : un projet adapté à sa personnalité

Si les notes ont leur importance, un projet d'orientation ambitieux et réaliste n'est possible qu'une fois prises en compte les contraintes objectives liées à la personnalité de l’enfant.

 

Sous le terme vague de « personnalité » se rangent de nombreuses particularités qui caractérisent l’enfant. Au sens propre, sa personnalité est d’ailleurs ce qui le différencie de tous les autres. Elle est une sorte de combinaison de diverses facultés : imagination, volonté, mémoire, capacité logique, relationnel, compétences manuelles et physiques. La personnalité de l’enfant fait partie des éléments clés à prendre en compte à l’heure des choix d’orientation. « Certaines formations nécessitent en effet des qualités particulières et ont des exigences spécifiques qu’il est indispensable de bien connaître », constate le conseiller d’orientation-psychologue Bernard Méhaut. Beaucoup de ces qualités ne sont pas évaluées lors de la scolarité, raison pour laquelle les notes ne peuvent en aucun cas constituer la seule source de référence pour l’orientation.

 

Cerner la personnalité de l’enfant

Comment, dès lors, évaluer ses capacités ? Le parent est ordinairement celui qui connaît le mieux l’ado. « Sans jouer les psychologues cliniciens de nos enfants, nous les connaissons le plus souvent bien mieux que nous le croyons », confie Gérard Roudault, directeur de la Maison de l’orientation. À l’heure des choix engageants pour leur avenir, recourir à l’aide d’une personne extérieure peut malgré tout se révéler utile. Un spécialiste de l’orientation permet au parent d’avoir un regard extérieur plus objectif sur le jeune, son projet et ses capacités. L’avantage majeur étant sa connaissance du monde du travail et de ses évolutions futures.

 

Ses activités extra-scolaires : indicateurs de ses centres d’intérêt

Les centres d’intérêt de l’enfant font partie des éléments à prendre en compte pour mieux cerner sa personnalité. Pour réaliser ce projet, rien de plus simple. Munissez-vous d’une feuille et d’un crayon et faites la liste de ses activités extra-scolaires.


En premier lieu, celles qu’il a spontanément choisies. Ensuite, celles que vous lui avez peut-être imposées, mais qui lui apportent satisfaction et plaisir : sport, musique, lecture, activité artistique, bricolage, jeux vidéo, etc. Il s’agit ici de passer au crible le vaste domaine de ses loisirs. « Derrière ces activités généralement faciles, stimulantes, qui ressourcent et constituent une “zone de confort” pour le jeune, les informations recueillies seront très précieuses dans la définition du projet professionnel », préviennent Pascale Marmara et Jeanine Over de Linden, auteurs d'Orientation, aidons les jeunes à construire leur avenir (éditions Diateino).

 

Sa motivation

Motivé. Le mot évoque chez chacun le nom de telle personne qui a, contre toute attente, atteint un objectif ardu qu’elle s’était fixé. Toujours prête à relever de nouveaux défis, la personne motivée est foncièrement positive, ce qui ne l’empêche pas d’être réaliste vis-à-vis de ses propres capacités. Son envie d’atteindre son but l’aide à franchir les obstacles.

Mais comment fait-elle ? La motivation est-elle un concept abstrait sur lequel nous n’avons aucun pouvoir ? Non, répond la psychologue Louise Careau. « La motivation est un état dynamique ». Selon elle, c’est la manière dont l’enfant se perçoit et perçoit l’environnement dans lequel il se trouve qui déterminera sa motivation. Ainsi, sur le plan scolaire, la perception qu’il a de la valeur de son travail en est la clé. « Une personne n’est pas motivée à s’engager dans un quelconque projet si elle le juge inutile et non pertinent », constate Louise Careau. Ainsi, « un étudiant qui ne voit pas le lien entre le cours qu’on l’oblige à suivre et la profession qu’il exercera plus tard ne sera pas intéressé par le fait d'y investir temps et énergie ».

Autre facteur clé de la motivation, selon la psychologue, « le degré de maîtrise que l’étudiant possède sur le déroulement et les conséquences de l’activité pour laquelle il s’engage ». Plus ce sentiment est élevé, plus la motivation est importante. Appliqué au projet d’orientation, on peut en déduire que l’ado qui connaît les tenants et aboutissants de ses objectifs, sera plus facilement porté à s’investir pour les atteindre.

 

Marie Bernard

Le 19 déc. 2011
 
 
 
 
 
 
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