Quel est le bon moment pour faire un bilan d’orientation ?

Opter pour un bilan d’orientation demande un investissement personnel de la part de l’enfant et, souvent, un effort financier des parents. C’est pourquoi ceux-ci se montrent notamment soucieux de connaître la période la plus propice pour entamer cette démarche. Existe-t-il  véritablement un moment plus favorable voire idéal pour faire un bilan d’orientation ?

 

Tout d’abord, mieux vaut attendre que votre enfant ait atteint l’âge de 14 ou 15 ans. Il est en effet établi qu’avant cet âge, les intérêts, les préférences et les aspects de la personnalité sont encore mouvants, peu fixés ; les conclusions d’un travail d’orientation effectué avant cette cristallisation des intérêts risqueraient donc d’être bien vite caduques, et tout serait à recommencer…

 

Ainsi le bon moment est d’abord celui où votre enfant est prêt. Et pas seulement au regard de son âge, mais aussi de sa maturité et de l’avancée de ses interrogations personnelles. Tous les enfants n’évoluent pas au même rythme, ou ne se posent pas les mêmes questions au même moment : certains se projettent dans leur avenir professionnel avant même le lycée, d’autres envisagent cette période de leur vie comme une lointaine science-fiction. Il est donc inutile de tenter de répondre à des questions que votre fils ou votre fille ne se pose pas encore. Un bilan d’orientation ne doit pas être entrepris à un moment où ce sont avant tout les parents qui se sentent inquiets… Même si, bien sûr, il est important de souligner auprès de ses enfants l’importance d’une orientation bien anticipée et bien mûrie.

 

Si un bilan ne doit pas se faire trop tôt, il ne doit pas non plus se faire trop tard.  Nombreux sont les élèves de terminale qui prennent rendez-vous de toute urgence parce que la clôture des inscriptions aux filières post-bac se rapproche dangereusement ! Un bilan réalisé dans la précipitation, « parce qu’il faut bien choisir quelque chose », risque de conduire à des décisions hasardeuses. Trouver sa voie est un processus qui demande du temps : si un élève ne sait véritablement pas quelle direction prendre, ou si la question d’une réorientation en filière professionnelle risque de se poser, il vaut mieux entamer la démarche avant le dernier trimestre.

 

L’idéal pour un lycéen serait de faire un bilan avant la classe de terminale. Entrepris en seconde, il permet notamment de choisir le baccalauréat le plus adapté au projet envisagé. En effet, le fait que la série du bac détermine en partie le choix de certaines filières post-bac ou professions crée des effets pervers : trop d’élèves s’orientent vers un bac S par défaut, « pour laisser toutes les portes ouvertes » et souffrent inutilement dans des matières scientifiques qu’ils n’aiment pas et qui finalement leur nuisent. Pour s’orienter vers une filière sélective, à quoi peut bien servir un très médiocre dossier de bachelier scientifique ? Dans les cas où le choix de la série du baccalauréat va de soi, on peut préférer entreprendre un bilan au cours de l’année de première. Il s’agit d’une période de transition, sans trop d’enjeu ou d’urgence : le choc du passage au lycée, souvent facteur de remous personnels et scolaires, est passé et la pression des épreuves du baccalauréat est encore modeste. L’élève se trouve donc souvent dans un état psychologique suffisamment stable pour réaliser un travail de réflexion profitable.

 

Enfin, il ne faut pas hésiter à entreprendre un bilan quand votre enfant ne comprend plus pourquoi il doit aller au collège ou au lycée. Se projeter dans l’avenir, faire le point sur ce qui est susceptible de le motiver à nouveau peut éviter à un élève de décrocher. Un bilan d’orientation ne sert pas uniquement à faire des choix : il montre un chemin, trace des perspectives, et aide ainsi à accepter ou au moins à endurer de meilleure grâce les passages obligés de la scolarité.

Le 19 déc. 2011
 
 
 
 
 
Acadomia

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dernier message le 18 févr. 2015, par sysdream:

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