Quel mode de garde pour qu’il garde le cap à l’école ?

Il n’y a pas de choix idéal en matière de mode de garde lors d’un divorce ou d’une séparation parentale. C’est l’âge d’abord mais aussi le tempérament de l’enfant qui doivent conduire les ex-conjoints à trouver la formule qui est la plus équilibrante pour lui, à l’école et dans la vie.

 

Avant 6 ans et l’entrée au primaire, la garde classique  

Parce que le tout-petit a à la fois besoin de rythmes réguliers, et d’une figure d’attachement stable– souvent la maman, puisque le bébé a vécu en quasi-fusion avec elle dans ses premiers mois ou ses premières années mais qui peut- être aussi le papa si c’est lui qui a pris en charge la petite enfance de l’enfant-, la garde classique ( la semaine chez le parent qui a la garde principale, un week-end sur deux pour l’autre) est largement préconisée par psychologues, pédopsychiatres et autres spécialistes de l’enfance, pour sa sérénité en général et pour son bien-être scolaire, en particulier.

 

Après 6 ans, la possibilité d’une garde alternée

Quand l’enfant grandit, la question se pose différemment. L’enfant est alors plus apte à accepter le fait d’avoir deux maisons – et de trimbaler de l’une à l’autre cartables, livres et cahiers chaque semaine. Mais ces perpétuels allers-retours seront mieux tolérés si les parents habitent suffisamment près l’un de l’autre, s’ils ont une organisation bien rôdée et une façon de communiquer entre eux « normalisée », apaisée. Pour plus de fluidité dans cette garde alternée, on peut ainsi prévoir de ramener son enfant le vendredi soir plutôt que le dimanche, afin que personne ne se sente bousculé ou frustré…

 

Ne pas hésiter à revenir en arrière en cas de turbulences

Ce qui est un mode de garde harmonieux pendant un certain temps peut se révéler ne plus l’être ensuite. A l’adolescence, il est ainsi fréquent que certains enfants, très attachés à leur cocon, leurs amis ne supportent plus de faire la « navette ». Et le manifestent par des résultats scolaires en chute libre. Il faut alors accepter de revoir le mode de garde. La garde alternée pourra aussi être remise en cause si le papa ou la maman déménage, surtout si c’est à longue distance. Certains ( rares) parents d’ados imaginent alors une garde alternée un an sur deux : une formule qui paraît difficile à manier, voire aberrante en terme d’épanouissement scolaire !  

Le 4 juil. 2011