Ce que l’école doit savoir d’un divorce pour aider l’enfant

Inutile de s’épancher sur les motifs de votre séparation ou de votre divorce. Mais l’enseignant de votre enfant peut être tenu au courant de cet état de fait pour lui venir en aide et pour vous tenir informé(e) de l’évolution de sa scolarité.

1/ Informer le corps enseignant et l’équipe pédagogique du changement de situation

Une séparation induit le plus souvent un changement d’adresse pour l’un des deux parents et/ou pour l’enfant. Il est donc essentiel de communiquer avec l’établissement scolaire de votre enfant sur ce changement de situation. Un changement d’adresse peut également signifier un changement d’établissement scolaire, il va donc de soi d’en parler avec le CPE, le professeur principal et le chef d’établissement au collège ou au lycée ou le directeur et l’enseignant en primaire.

2/ Un bulletin scolaire en deux exemplaires

Quelle que soit la situation matrimoniale qu’ils choisissent, les parents sont égaux en droits et en devoirs vis-à-vis de leur enfant. La loi prévoit donc l’envoi en deux exemplaires des bulletins scolaires et de toute information concernant la scolarité de l’enfant (convocation, renseignements concernant l’orientation, les absences ou les sanctions disciplinaires) lorsque les parents ne vivent pas sous le même toit. Chacun des deux parents conserve son droit de vote aux élections des parents d’élèves délégués, sauf si l’autorité parentale lui a été retirée.

3/ Un dialogue accru entre parents et profs

« On demande au maître, à la maîtresse ou au professeur principal de signaler la moindre difficulté, afin de pouvoir nouer le dialogue quand il le faut, décupler sa vigilance par rapport à l’enfant. Un enfant qui se met à avoir quatre sur vingt en anglais alors que son papa est totalement bilingue, ça peut être, par exemple, une façon d’adresser un message à son père… », conseille la psychoclinicienne Yvonne Poncet-Bonissol.   Les enseignants, en particulier en primaire, reçoivent des informations de la part de l’enfant. Si leur rôle ne doit pas être intrusif, il peut en revanche permettre aux parents de mesurer la charge émotionnelle que reçoit l’enfant lors d’une séparation et d’enclencher un meilleur dialogue avec lui.

4/ L’école comme lieu de neutralité

Quelle que soit la qualité des rapports entre les parents, l’école est un lieu où l’enfant se construit et qui mérite à ce titre une position unie des parents. Dès que le seuil de l’établissement est franchi, on sort donc le drapeau blanc : les altercations sur ce terrain pourraient nuire à la scolarité de l’enfant. De la même façon, les résultats ou l’attitude de l’enfant au sein de l’établissement scolaire doivent être reçus d’une seule et même voix et ce, que les parents soient séparés ou non. Car l’enfant a besoin de se heurter à des adultes debout pour murir. Certains spécialistes conseillent d’ailleurs aux parents séparés de participer ensemble aux réunions concernant la scolarité pour que l’enfant prenne conscience que même s’ils ne s’entendent plus, ils restent unis autour des enjeux le concernant.

5/ Des systèmes de relais pour les devoirs et les fournitures scolaires

L’enfant dont les parents sont séparés a, au-delà de la charge affective, de nouvelles responsabilités. Il a bien deux maisons mais un seul cartable, un seul livre de maths, un seul cahier de texte et un seul livret scolaire. Pour soulager son enfant de cette responsabilité vis-à-vis de l’école, les parents peuvent se mettre d’accord sur un système de relais pour veiller à ce que les devoirs soient faits et à vérifier eux-mêmes que le cartable est bien complet.

 
 
 
 
 
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dernier message le 18 févr. 2015, par sysdream:

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