Les questions à se poser si son enfant veut faire de la compétition sportive.

A-t-il une condition physique qui lui permette de supporter les sollicitations intensives propres au rythme de la compétition ?

Si la question couvre un point de bon sens élémentaire, il n’en reste pas moins indispensable de la prendre au sérieux : le corps d’un enfant ou d’un adolescent, par définition en pleine croissance, est d’autant plus exposé aux traumatismes physiques. Il importe donc, avant la concrétisation de tout projet de compétition, d’en parler avec le médecin de famille, ne serait-ce que pour avoir son avis. Une attention particulière doit notamment être portée aux problèmes de scolioses, que des entraînements trop intensifs pourraient aggraver de manière significative.

 

2.       La compétition sportive et ses contraintes (entraînements pluri hebdomadaires, déplacements, etc.) est-elle compatible avec sa scolarité ?

Participer de manière régulière à des compétitions sportives suppose pour l’enfant, mais aussi pour ses parents, d’intégrer dans leur emploi du temps de nombreuses contraintes. Parmi celles-là, la plus évidente reste celle des entraînements, dont la fréquence et la longueur sont proportionnelles au niveau atteint par l’enfant. Par ailleurs, il est rare que la compétition pour laquelle l’enfant s’est tant entraîné ait lieu dans la périphérie de son domicile : ce sont donc de nombreux et réguliers déplacements qu’il faut prévoir.

Or, puisqu’il n’est jamais possible de rajouter un jour à la semaine, la question cruciale des priorités à mettre en avant se pose tôt ou tard : faut-il privilégier la scolarité de l’enfant, quitte à rogner sur l’un ou l’autre de ses précieux entraînements, ou bien son activité sportive, quitte à négliger certains aspects préjudiciables pour la suite de son instruction ? Il n’est bien évidemment pas de réponse toute faite à une telle question : c’est à chacun d’en apporter une personnalisée, en prenant en compte avant toute autre chose la question de l’avenir de l’enfant.

 

3.       La compétition sportive et ses aléas (les victoires, mais aussi les défaites) vont-ils réellement l’aider à se construire ?

Si la compétition sportive est une des plus excitantes écoles de la vie, et si le sport reste souvent une des métaphores les plus explicites de la vie en société, dans ses excès comme dans ses vertus, il n’en reste pas moins que tous les enfants ne sont pas égaux devant le sport : est-il ainsi par exemple vraiment judicieux d’encourager un enfant à poursuivre la compétition quand chacune de ses défaites le plonge dans un abattement peu constructif ? De même, si l’enfant ne parvient plus à gérer de pair sa scolarité et les contraintes de la compétition, est-il vraiment indispensable de l’encourager à persévérer contre vents et marées ? Comme tous les outils pédagogiques, le sport doit rester au service d’une éducation, voire d’un épanouissement : assujettir l’enfant à l’outil en question sous prétexte de lui apprendre à s’en servir représenterait ainsi un contresens pédagogique.

 

4.       Est-il partie prenante d’un tel projet ?

Si cela semble aussi un point évident, la réponse à la question est moins simple à obtenir de façon certaine. Dans le psychisme d’un enfant, les problématiques affectives, la volonté de bien faire, mais aussi celle d’être reconnu (notamment par ses parents) restent omniprésentes, et peuvent ainsi orienter des choix sur des bases faussées. La manière la plus simple et la plus évidente de faire du sport un atout pour votre enfant reste de l’impliquer dans le projet de compétition et de lui en présenter les contraintes, mais aussi de le rassurer quant au regard que vous portez sur lui, afin que dans son esprit votre lien avec lui ne dépende jamais des résultats de quelque compétition que ce soit.

 
 
 
 
 
Acadomia

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dernier message le 18 févr. 2015, par sysdream:

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