regards d'experts

L'échec scolaire

29 déc. 2010

Rencontre avec Cathy Piasco

Parcours Bibliographie

 


Cathy Piasco, vous êtes présidente d'Avenir Dysphasie Provence, comment détecte-t-on ce trouble de l'apprentissage ?

On peut le découvrir très tard, c’est mon cas. Je n’ai découvert mon trouble "dys" que lorsque mon second enfant, Simon, a été diagnostiqué de manière précoce, à l’âge de trois ans, car son mutisme était massif, il ne babillait pas, ne disait pas un mot. Mon aîné, Robin, est lui aussi dyslexique mais surdoué. Il a réussi à compenser son trouble "dys" jusqu’au milieu du collège. Il est important de pouvoir établir un diagnostic le plus tôt possible, car cela permet d’aider l’enfant à pousser son potentiel le plus loin possible dans les études, grâce à une rééducation orthophonique et une pédagogie adaptée. Et des capacités, les "dys" en ont !

Comment explique-t-on la dysphasie ?

En neurologie, la dysphasie s’exprime par un dysfonctionnement cérébral cognitif intervenant dans l’apprentissage de la langue, alors qu’il n’y a pas de retard intellectuel. Un dysphasique a un quotient intellectuel normal ou plus élevé que la norme.

Concrètement, comment vit-on sa dysphasie, notamment à l’école ?

Vivre dysphasique, c’est apprendre, vouloir apprendre et ne pas réussir à apprendre. Pour les enfants, cette difficulté à comprendre entraîne une baisse de l’estime de soi. Pour conséquence, ils ont tendance à se mettre à l’écart ou à faire les pitres pour garder un contact avec les autres élèves de la classe. C’était le cas de mon aîné et de mon dernier qui faisaient tourner tout le monde en bourrique !

 
 
 
 
 
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